Fréquenter la glace. Se remplir les yeux, les narines, les pores de peau. Se tapisser l’intérieur de la lumière, des micro mouvements, du froid.
Constater.
Les glaces protègent le fleuve.
Elles créent une frontière avec les humains.
Les glaces cristallisent le fleuve.
Elles créent une heure bleue.
Marée haute, marée basse, les glaces bougent. Comme des continents mouvants.
Formater un espace-temps. Un mini écosystème, pétri de science, de poésie et de sons fleuviens. Un espace temps de vibrance, d’écho, de liberté. Un espace temps hors du temps.
Respirer plus ample.
Respirer large.
Respirer grand largue.
Une conscience qui dure à l’intérieur de nous. Une conscience qui rappelle l’importance de l’interstice entre les corps. Du lieu qui s’insère entre les corps. Un lieu qu’il faut préserver et valoriser. C’est là que la relation humain/nature existe, vibre.
Amplifier les forces à l’œuvre dans l’espace entre les corps.
Là où il peut y avoir de la résonance.
Écoutez Intime des glaces.